Comme tout le monde, j’ai été choqué en voyant cette UNE du bihebdomadaire L’ESSOR IVOIRIEN.
Je l’avais déjà dit et je le répète, le journalisme exercé sans compétences et sans principes professionnels forts constitue un danger pour la société. Napoléon n’avait-il pas raison lorsqu’il disait que « la plus grande immoralité, c’est faire un travail qu’on ne sait pas ».
En effet, je suis de ceux qui pensent que la liberté d’informer est un agent capital de l’équilibre social et que nul ne devrait y jouer un rôle, sans avoir conscience de sa responsabilité.
Face à une telle dérive de ce journal (ce n’est pas la première fois), j’appelle ici et maintenant l’ensemble des organisations professionnelles à s’élever contre cette pratique nauséabonde qui porte gravement atteinte à notre corporation.
Au delà des sanctions que l’organe chargé de la régulation de la presse pourrait lui infliger dans les jours à venir, il appartient aux journalistes, eux-mêmes, d’indexer ou de rappeler à l’ordre leurs confrères qui s’adonnent à ce type de dérapages.
OUI, il le faut si nous voulons que nos lecteurs continuent d’avoir du respect et de la considération pour nos écrits.
L’affaire Tariq Ramadan a fini par me convaincre que la justice, en France, est à géométrie variable.
Ce que je constate depuis l’éclatement de cette affaire (c’est mon avis), c’est que l’islamologue est impitoyablement traité par la justice non pas parce qu’il est accusé de viols, mais plutôt parce qu’il est musulman et gêne sûrement.
Ce n’est pas exagéré de dire qu’il est traité comme s’il avait commis un acte terroriste, au vu de l’acharnement judiciaire et du lynchage médiatique qu’il subit depuis lors.
Même pas de présomption d’innocence, ni de liberté provisoire sous caution bien que sa santé soit fragile. Plus grave, c’est son placement à l’isolement pour de simples accusations de viols datant de près de 10 ans.
Sérieux, c’est symboliquement très violent. On ne dira pas assez… Pour moi, cette histoire de viol est une machination orchestrée par des officines tapis dans l’ombre rien que pour nuire à l’influence et à la réputation du prédicateur suisse. Une vraie mascarade qui prouve que la justice française est sous influence politique.
En tout cas, cette justice française ne me paraît pas neutre et cohérente dans cette affaire. Une vraie honte ! #FreeTariqRamadan
Actualité oblige. Parlons de cette élimination des Eléphants de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN 2017) qui se déroule en ce moment au Gabon.
Et pourtant, les Eléphants de Côte d’Ivoire étaient les grands favoris de cette CAN 2017. Ph. d’Archives
« La défaite est orpheline, la victoire a plusieurs pères », aurait dit un leader politique. Cette défaite des Eléphants face au Maroc à la 31e édition de la CAN sonne le glas de cette génération et interpelle l’ensemble des Ivoiriens.
Qui l’aurait cru !
Et pourtant, la sélection ivoirienne était considérée comme la grande favorite de cette rencontre et même de cette compétition, du moins sur papier. Mais cela n’a pas suffit.
Après un premier match nul décevant face aux Eperviers du Togo, puis un autre nul face aux Léopards de la RD Congo, les éléphants se sont embourbés sans leurs trompes face au Maroc lors du troisième match de poule. Incapables de barrir et de sonner l’olifant. Les Champions en titre ont fini pas être capturés et défaits par les Lions de l’Atlas.
Suite à cet échec précoce, il faut situer les responsabilités au plus vite. Pour ma part, elles peuvent et doivent se situer à plusieurs niveaux.
Cette équipe constituée de joueurs de renom évoluant dans des championnats européens de haut niveau devrait être conduite par un entraineur chevronné et charismatique. Et non, un « débrouillard ».
Le bureau exécutif de la fédération ivoirienne de Football (FIF) avec à sa tête son président doit rendre sa démission comme l’avait fait celui dont dirigeait feu Dieng Oussseynou, après la débâcle des Eléphants à ce même stade de la compétition en 2002 au Mali.
En outre les matchs de préparation de la CAN au lieu de se dérouler en Europe ou en Asie contre des équipes européennes doivent désormais être délocalisés en Afrique contre des pays africains. Ceci aura le mérite d’être en phase avec les réalités africaines.
De plus, pour une gestion rigoureuse de l’effectif, aucun joueur de la sélection ne doit être considéré comme titulaire « à vie » ou sélectionné et classé sur la base de son passé. Seule la performance du moment ne doit compter à partir de maintenant.
Il est temps de mettre fin à cette gestion dépourvue de tout professionnalisme et de créer les conditions d’une cohésion et d’une bonne dynamique autour d’une équipe solide et forte en vue de remporter le 3e trophée pour la Côte d’Ivoire. Tous les ivoiriens l’attendent vivement en 2019.
« Si je devais choisir entre un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je retiendrais sans hésiter la seconde solution », avait affirmé un jour l’ancien Président américain Thomas Jefferson.
La RTI doit s’inscrire dans une nouvelle vision, à savoir, celle qui rassemble les Ivoiriens. Ph. d’archives
Cette déclaration traduit de façon éloquente le rôle prépondérant de la presse dans la vie quotidienne des hommes, en ce sens que la presse apparaît comme un moyen d’expression de la démocratie. Elle devient la courroie de transmission des informations entre les gouvernants et le peuple ou la population.
La télévision ne peut être viable et rentable qu’à la condition qu’elle produit des informations justes et de bonne qualité. Or, la qualité d’une chaine de télévision s’apprécie au regard de la crédibilité, de la neutralité, de l’impartialité et de l’intérêt de l’information qu’elle véhicule.
Il se trouve qu’en Côte d’Ivoire, nous avons la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), qui bien qu’étant un média de service public a cessé de jouer ce rôle depuis quelques temps.
Rien qu’à la regarder, l’on se rend compte qu’elle apparaît comme une arme contre les Ivoiriens, au lieu d’être un outil de réconciliation.
Cette façon de nous imposer l’information en 2017 n’est pas bonne. Il faut arrêter ça !
La RTI doit aujourd’hui s’inscrire résolument dans une nouvelle vision, à savoir, être un outil qui réconcilie et qui rassemble les Ivoiriens.
Ce support doit montrer, d’abord ce que fait les Ivoiriens et ce que sont les Ivoiriens. Il doit montrer ce que fait le gouvernement et ce que sont les gouvernants.
Il doit aussi permettre aux Ivoiriens, de s’exprimer, de se vider, d’aller à la rencontre des autres. En somme ouvrir les antennes à toutes les tendances. C’est comme ça que devrait se présenter notre télévision nationale.
Tous les discours doivent être autorisés, à condition bien sûr que ce soit des discours de paix et de stabilité.
Un programme innovant destiné à booster l’économie des pays africains sera lancé le 23 septembre à l’hôtel Ivotel d’Abidjan.
Des chefs d’entreprises et des promoteurs de startups sont attendus au rendez-vous d’Abidjan. Ph. DR
Il a pour objectif de « mettre en relation » les entreprises, les startups et autres porteurs de projets sur le continent avec des investisseurs de la diaspora africaine qui veulent, dans un premier temps, contribuer au développement de l’Afrique.
Dénommé « Diaspo4africa », ce programme est présenté comme «un mécanisme de financement adapté aux besoins économiques du continent africain». Une initiative de l’entreprise Lumen Corporation, spécialisée dans l’accompagnement structurel des entreprises et des startups et dirigée par l’Ivoirien Wilfried Adingra.
Sachant qu’environ « 140 millions d’hommes et de femmes d’origine africaine vivent en dehors du continent, avec une épargne estimée à plus de 50 milliards de dollars» et que «les transferts de fonds de la diaspora vers l’Afrique avoisinent 60 milliards de dollars chaque année (…) il fallait juste penser à un mécanisme efficace, sécurisé et simple d’utilisation pour mieux orienter les investissements de la diaspora afin que cela se ressente plus significativement sur le développement du continent», justifie-t-il.
La plateforme aide à « lever les contraintes liées aux investissements auxquelles sont confrontés les Africains de la diaspora », ajoute le directeur général de Lumen Corporation.
Notons que dans le cadre de la mise en œuvre dudit programme, une convention de partenariat a été signée le 1er septembre, entre Lumen Corporation SAS et l’Association Diaspora Ivoirienne UK, basée au Royaume-Uni.
Le Président Alassane Ouattara a quitté Abidjan ce jeudi matin. Il se rend au Canada pour la 5e Conférence sur la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme qui s’ouvre demain à Montréal.
Après le Canada, le Chef de l’Etat ira aux Etats-Unis pour l’AG de l’ONU. Ph. DR
Cette Conférence sera présidée par le Premier ministre canadien Justin Trudeau et réunira des leaders mondiaux dont le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, une douzaine de Chefs d’Etat et le milliardaire américain Bill Gates dans le but de recueillir des fonds et de soutenir l’organisme dans sa lutte et d’éradiquer ces épidémies dévastatrices d’ici 2030.
A cette occasion, le Chef de l’Etat ivoirien prononcera un discours sur «la construction des systèmes de santé ouverts à tous» autour d’un panel sur «l’élimination des obstacles à l’accès à la santé à travers l’autonomisation des femmes et des filles et les services aux plus marginalisés», indique un communiqué de la Présidence.
Outre ce panel, le Président Ouattara participera à un dîner de travail et s’entretiendra par la suite avec les Premiers ministres du Canada et du Québec.
Du Canada, le Chef de l’Etat ivoirien ralliera les Etats-Unis samedi, précisément New-York, pour prendre part à la 71e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Au cours de cette session, le Président de la République prononcera une allocution à la tribune des Nations Unies, le jeudi 22 septembre et aura des entretiens avec plusieurs personnalités dont le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ajoute le communiqué.
Le retour du Chef de l’Etat à Abidjan est prévu pour le vendredi 23 septembre.
L’opération « Epervier 2 » vise à sécuriser les banques, les commerces et les axes routiers. Ph DR.
Trois mille éléments des forces de sécurité (police, gendarme, militaires) ainsi que 300 véhicules seront mobilisés pour la sécurisation de la rentrée scolaire et de la Tabaski.
L’annonce a été faite vendredi par le directeur général adjoint de la police nationale, à l’occasion du lancement de l’opération baptisée « Epervier 2 ».
Sur instruction du directeur général de la police nationale, « nous avons monté une opération pour accompagner la rentrée scolaire (…) Cette année la rentrée coïncide avec la fête de tabaski. En pareille circonstance, nous avons un mouvement important de moyens de paiement et un mouvement important des hommes », a expliqué Youssouf Kouyaté.
Selon lui, cette opération vise à sécuriser les établissements scolaires, les banques, les commerces et surtout les axes routiers à cause des « coupeurs de route »
En plus d’Abidjan, la sécurité sera également « renforcée » à l’intérieur du pays. « Un schéma de sécurisation va être organisé par les 11 autres districts de police », a rassuré le Commissaire divisionnaire.
Notons que l’Opération « Epervier 1», qui a consisté à sécuriser les vacances scolaires, a permis d’interpeller près de 13 500 personnes dont 218 personnes ont été déférées.